
29. La direction spirituelle (suite) La véritable direction spirituelle suppose la régularité et s’inscrit dans la durée. Il est logique, pour qu’elle ait un minimum d’efficacité, qu’elle soit assurée habituellement par la même personne, prêtre ou laïc. Changer de directeur spirituel fréquemment ou parce (...)
28. La direction spirituelle La direction spirituelle, ou accompagnement spirituel, a toujours existé dans l’Église. Jésus la pratique avec ses apôtres, pour qu’ils soient aptes à remplir la mission qui leur confie d’annoncer l’Évangile « jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1, 8). Saint Paul agit de (...)
27. D’autres voies de réconciliation Nous avons vu (textes n° 25 et 26 de la présentation générale des sacrements) que l’Église se présente elle-même comme un « grand sacrement de réconciliation », et qu’elle l’est en tant que communauté réconciliée, que gardienne et interprète de la Sainte Écriture, et par (...)
26. Le secret de la confession « Le secret sacramentel est inviolable ; c’est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d’une autre manière, et pour quelque cause que ce soit » (Code de droit canonique, canon 983 § 1). C’est une (...)
25. Les indulgences et les suffrages La satisfaction peut également être obtenue par le biais des indulgences, « L’indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions (...)
24. La nécessité de compléter la satisfaction (suite) « Les jours et temps de pénitence pour l’Église tout entière sont chaque vendredi de toute l’année et le temps du Carême » (Code de droit canonique, canon 1250). « L’abstinence de viande ou d’une autre nourriture […] sera observée chaque vendredi de (...)
23. La nécessité de compléter la satisfaction Tout péché comporte deux éléments : une faute et des dommages causés. La faute est remise par le sacrement de réconciliation : elle est effacée ; elle n’existe plus aux yeux de Dieu. Les torts que nous avons causés à la communauté ecclésiale, et l’affront (...)
22. Les effets de la confession (suite) Dans l’âme de celui qui s’est confessé d’un péché mortel, le sacrement de pénitence a pour effets secondaires de faire revivre les vertus (« reviviscence des vertus ») ainsi que les mérites (« reviviscence des mérites ») acquis précédemment au péché. L’homme est (...)
21. Les effets de la confession L’effet principal de ce sacrement est la rémission du péché mortel par infusion de la grâce habituelle et rémission de la peine éternelle, et donc la réconciliation avec Dieu (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n° 1468). Dans le sacrement de la Pénitence, Dieu nous (...)
20. Les caractéristiques d’une bonne confession (suite) Voici, en guise de résumé, ce que Bourdaloue disait en chaire, devant Louis XIV et la Cour : « Si, jusque dans ce sacré tribunal, je me flatte moi-même, si je suis d’intelligence avec ma passion, si je me prévaux contre Dieu de ma fragilité ; si (...)
19. Les caractéristiques d’une bonne confession L’examen de conscience préalable est nécessaire pour connaître avec précision les péchés que l’on a commis depuis la dernière confession bien faite. Il en a déjà été question, mais il n’est pas inutile d’insister en disant que « reconnaître son péché, et même (...)
18. Les différentes formes de célébration du sacrement (suite) Une troisième forme de confession consiste en la « réconciliation de plusieurs pénitents avec confession et absolution générales ». Cette forme « revêt un caractère d’exception ; elle n’est donc pas laissée au libre choix, mais elle est (...)
17. Les différentes formes de célébration du sacrement Avant de parler de la manière de recevoir le sacrement de pénitence, il faut rappeler quelques convictions fondamentales de l’Église, notamment que ce sacrement « est la voie ordinaire pour obtenir le pardon et la rémission des péchés graves commis (...)
16. La liberté du pénitent Le fidèle jouit d’abord du droit d’élection du confesseur de son choix. « Tout fidèle a la liberté de confesser ses péchés au confesseur régulièrement approuvé qu’il préfère, même s’il est d’un autre rite » que le sien (Code de droit canonique, canon 991). Par conséquent, nul ne peut (...)
15. Le caractère personnel du péché Le péché est un acte éminemment personnel, c’est-à-dire un acte humain qui engage la volonté et la liberté de l’individu. Ne sont pas des actes humains ceux que posent l’enfant qui n’a pas encore l’usage de la raison et le fou qui en a perdu l’usage, sauf pendant les (...)
14. Les actes intrinsèquement mauvais « Il est des comportements concrets qu’il est toujours erroné de choisir parce que leur choix comporte un désordre de la volonté, c’est-à-dire un mal moral » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1761). C’est le cas en particulier des actes qui ne peuvent pas être (...)
13. Les différentes sortes de péchés (suite) Pour qu’il y ait péché mortel, il n’est pas nécessaire de vouloir offenser directement Dieu, c’est-à-dire de se le proposer explicitement : il suffit de vouloir réaliser quelque chose de gravement contraire à ce que Dieu veut. Autrement dit, « avec toute la (...)
12. Les différentes sortes de péchés La distinction la plus classique est la division en péchés mortels et péchés véniels. « Déjà dans l’Ancien Testament il était dit, à propos de nombreux péchés — ceux qui étaient commis délibérément (cf. Nombres 15, 30), les diverses formes de luxure (cf. Lévitique 18, 26-30), (...)
11. Les actes du pénitent (suite) Je continue ce qui concerne l’aveu des péchés. Pour assurer à la fois l’intégrité et la validité de la confession, le pécheur doit nécessairement avouer tous les péchés mortels (avec leur nombre et leur espèce) commis après le baptême et non remis directement dans une (...)
10. Les actes du pénitent a) La contrition. C’est « une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir » (concile de Trente, cité par le Catéchisme de l’Église catholique, n° 1451). « Quand elle provient de l’amour de Dieu aimé plus que tout, la contrition (...)
9. Qui est concerné par le sacrement de pénitence ? Le sujet de ce sacrement est tout baptisé ayant commis un péché après le baptême. « Pour bénéficier du remède salutaire du sacrement de pénitence, il faut que le fidèle soit disposé de telle manière que, en réprouvant les péchés qu’il a commis et en ayant (...)
8. Le ministre du sacrement de la pénitence (suite) Le confesseur se montrera aussi particulièrement disponible pour administrer le sacrement de pénitence aux fidèles qui le lui demandent raisonnablement — c’est une obligation de sa condition sacerdotale — et doit offrir aux fidèles qui lui sont (...)
7. Le ministre du sacrement de la pénitence « Puisque le Christ a confié aux apôtres le ministère de la réconciliation (cf. Jean 20, 23 ; 2 Corinthiens 5, 18), les évêques, leurs successeurs, et les presbytres [ou prêtres], collaborateurs des évêques, continuent à exercer ce ministère », car eux seuls (...)
6. La vertu de pénitence Avant d’aller plus loin, je dois préciser ce qu’est la vertu — et non plus le sacrement — de pénitence. Et d’abord, la vertu, en général, « est une disposition habituelle et ferme à faire le bien » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 1803). La vertu de la pénitence incline à se (...)
Le sacrement que je présente ici reçoit différents noms (voir Catéchisme de l’Église catholique, n° 1423-1424). Il est appelé sacrement de conversion, car il réalise de manière sacramentelle la conversion à laquelle Dieu nous a appelés et que le précurseur, Jean-Baptiste, ne cesse de proclamer : « (...)
Dieu seul peut pardonner les péchés. Le Seigneur a institué ce sacrement de la confession quand il a donné aux apôtres le pouvoir d’agir en son nom. Le sacrement de la réconciliation, ou confession, « présente une importance irremplaçable pour la formation de la personnalité chrétienne, c’est-à-dire (...)
À la charnière des deux Alliances, Jean-Baptiste prêche la conversion et administre un baptême de pénitence, mais qui n’a pas le pouvoir de remettre les péchés. Or, le péché fait tellement partie de l’existence humaine que le Seigneur nous a appris à prier son Père en lui demandant : « Pardonne-nous nos (...)
Ce processus de retour vers le Père est rendu nécessaire par la présence du mal en l’homme. Bien que le péché originel ait été effacé dans son âme par le baptême, il conserve en lui l’inclination au mal, le fomes peccati, le « foyer du péché », appelé aussi concupiscence. Il ne faut pas être grand clerc (...)
1. Présentation générale Tous les sacrements de l’Église sont admirables. Ils sont un don de Dieu à l’homme, et l’accompagnent dans les différentes circonstances de sa vie, seul ou en société. Mais il en est un de singulièrement exceptionnel, d’inattendu dirais-je même, si on le met en rapport avec la (...)
J’en viens au sacrement de la réconciliation, appelé plus simplement confession. Je le présenterai au cours des semaines qui viennent selon le schéma suivant : 1. Présentation générale 2. Nécessité de la réconciliation avec Dieu 3. La réconciliation après la venue de Jésus-Christ 4. L’existence du (...)