L’Etat du Vatican fête ses 80 ans. Le Saint-Père a demandé au Seigneur "qui guide solidement le destin de la barque de Pierre dans les événements souvent agités de la mer de l’histoire, de continuer à veiller sur ce petit Etat."
Le Vatican a 80 ans. Même s’il est « un point presque invisible sur les mappemondes », « l’État du Vatican renferme des trésors de foi, d’histoire, d’art, et conserve un patrimoine précieux pour l’humanité entière. De son cœur, où, près du tombeau de saint Pierre habite le pape, s’élève un message incessant de véritable progrès social, d’espérance, de réconciliation et de paix. » C’est ainsi que Benoît XVI s’est adressé aux participants du congrès qui s’est tenu à l’occasion du 80e anniversaire de la création du Vatican.
Le 11 février 1929, les accords du Latran scellaient la création de l’État de la Cité du Vatican, permettant au Saint-Siège de retrouver une souveraineté politique et une existence territoriale, perdues depuis la prise de Rome par l’Italie en 1870 et la disparition des Etats pontificaux.
Le Saint-Père a salué « la clairvoyance lucide et la volonté farouche » du pape Pie XI dans la fondation du Vatican. Principal artisan de ces accords, il considérait le nouvel État comme « un instrument pour garantir la nécessaire indépendance vis-à-vis de la toute puissance humaine, pour donner à l’Église et à son Pasteur Suprême la possibilité de remplir pleinement le Mandat reçu du Christ Seigneur. » C’est en effet grâce au Vatican que le Saint-Siège peut être présent sur la scène internationale (avec par exemple son statut d’observateur permanent à l’ONU), ce que ne manquent pas de dénoncer ses détracteurs.
Quatre-vingts ans après sa fondation, l’État de la Cité du Vatican « constitue une réalité pacifiquement acquise, même s’il n’est pas toujours bien compris dans ses raisons d’être et dans les nombreux engagements qu’il est appelé à accomplir », a estimé Benoît XVI.
Cet anniversaire a été l’occasion pour le pape de remercier « tous ceux qui ont été dans le passé, et qui sont aujourd’hui protagonistes de la vie de l’Etat de la Cité du Vatican ». Il a souhaité encourager tous ceux qui y travaillent « à remplir leurs tâches non seulement avec honnêteté et avec compétence professionnelle, mais aussi avec une conscience toujours plus vive que leur travail est un précieux service rendu à la cause du Royaume de Dieu ».
Le Saint-Père a demandé au Seigneur « qui guide solidement le destin de la ’’barque de Pierre ’’ dans les événements souvent agités de la mer de l’histoire, de continuer à veiller sur ce petit Etat. […] Que la puissance de l’Esprit assiste surtout celui qui en tient le gouvernail, le Successeur de Pierre, afin qu’il accomplisse fidèlement et efficacement son ministère d’unité de l’Eglise catholique, qui trouve dans le Vatican un centre visible, et qu’il l’étende à la terre entière. »
[ALB]
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