Te Deum

Publié le 30 août 2008 par Jean-Baptiste Balleyguier

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  • Le Te Deum est une hymne chrétienne, titre abrégé de l’expression latine Te Deum laudamus (Dieu, nous te louons).

  • Latin

    Te Deum laudamus :
    te Dominum confitemur.
    Te aeternum patrem,
    omnis terra veneratur.

    Tibi omnes angeli,
    tibi caeli et universae potestates :
    tibi cherubim et seraphim,
    incessabili voce proclamant :

    "Sanctus, Sanctus, Sanctus
    Dominus Deus Sabaoth.
    Pleni sunt caeli et terra
    maiestatis gloriae tuae."

    Te gloriosus Apostolorum chorus,
    te prophetarum laudabilis numerus,
    te martyrum candidatus laudat exercitus.

    Te per orbem terrarum
    sancta confitetur Ecclesia,
    Patrem immensae maiestatis ;
    venerandum tuum verum et unicum Filium ;
    Sanctum quoque Paraclitum Spiritum.

    Tu rex gloriae, Christe.
    Tu Patris sempiternus es Filius.
    Tu, ad liberandum suscepturus hominem,
    non horruisti Virginis uterum.

    Tu, devicto mortis aculeo,
    aperuisti credentibus regna caelorum.
    Tu ad dexteram Dei sedes,
    in gloria Patris.

    Iudex crederis esse venturus.

    Te ergo quaesumus, tuis famulis subveni,
    quos pretioso sanguine redemisti.
    Aeterna fac
    cum sanctis tuis in gloria numerari.

    Salvum fac populum tuum, Domine,
    et benedic hereditati tuae.
    Et rege eos,
    et extolle illos usque in aeternum.

    Per singulos dies benedicimus te ;
    et laudamus nomen tuum in saeculum,
    et in saeculum saeculi.

    Dignare, Domine, die isto
    sine peccato nos custodire.
    Miserere nostri, Domine,
    miserere nostri.

    Fiat misericordia tua, Domine, super nos,
    quemadmodum speravimus in te.
    In te, Domine, speravi :
    non confundar in aeternum.

    Français (traduction liturgique catholique romaine)

    À toi Dieu, notre louange !
    Nous t’acclamons, tu es Seigneur !
    À toi Père éternel,
    L’hymne de l’univers.

    Devant toi se prosternent les archanges,
    les anges et les esprits des cieux ;
    ils te rendent grâce ;
    ils adorent et ils chantent :

    Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
    Dieu de l’univers ;
    le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

    C’est toi que les Apôtres glorifient,
    toi que proclament les prophètes,
    toi dont témoignent les martyrs ;
    c’est toi que par le monde entier
    l’Église annonce et reconnaît.

    Dieu, nous t’adorons :
    Père infiniment saint,
    Fils éternel et bien-aimé,
    Esprit de puissance et de paix.

    Christ, le Fils du Dieu vivant,
    le Seigneur de la gloire,
    tu n’as pas craint de prendre chair
    dans le corps d’une vierge
    pour libérer l’humanité captive.

    Par ta victoire sur la mort,
    tu as ouvert à tout croyant
    les portes du Royaume ;
    tu règnes à la droite du Père ;
    tu viendras pour le jugement.

    Montre-toi le défenseur et l’ami
    des hommes sauvés par ton sang :
    prends-les avec tous les saints
    dans ta joie et dans ta lumière.

  • Plusieurs auteurs se partagent l’attribution de cette hymne dont l’origine exacte reste inconnue :

    * selon Dom Morin, c’est Nicétas de Remesiana qui l’aurait composée ; * une vieille tradition indique qu’elle fut spontanément composée et chantée par trois saints la nuit du baptême de saint Augustin cette légende de la fin du VIIIe siècle est aujourd’hui rejetée ; * le Te Deum aurait depuis longtemps tenu une place importante dans l’histoire de la ville de Milan et certains pensent qu’il fut inspiré des écrits de saint Cyprien de Carthage ; * dans le bréviaire romain, ce chant est parfois appelé hymne ambrosienne par référence à saint Ambroise de Milan.

    L’hymne Te Deum est utilisée aux matines dans les rites occidentaux, chantée tous les jours de l’année dans le rite anglican, tandis que dans le rite latin elle n’est utilisée que les dimanches et certains jours de fête.

    En plus de son usage dans l’office divin, le Te Deum est utilisé comme hymne d’action de grâce liturgique dans toutes les circonstances particulières, au choix et jugement de l’ordinaire du lieux. Traditionnellement, on chante le Te Deum à la fin de l’année civile, en remerciement d’une faveur particulière comme l’élection d’un pape, la consécration d’un évêque, la profession d’un religieux, la publication d’un traité de paix, un couronnement, la libération d’une occupation militaire, une victoire militaire. Selon certaines coutumes locales, il était chanté à la fin de chaque baptême.

    Le Te Deum peut être chanté de différentes manières. Dans la liturgie des heures, il est psalmodié par deux choeurs qui alternent les versets, comme dans la psalmodie, sur une mélodie grégorienne. Il peut aussi être chanté en polyphonie savante à plusieurs voix, parfois accompagnée d’un orchestre et entrecoupée d’intermèdes instrumentaux.

    Beaucoup de compositeurs comme Lully, Purcell, Graun, Mozart, Berlioz, Liszt, Bruckner, ou encore Jeanne Barbey ont mis en musique cette prière. Francesco Antonio Urio (1650-1719) a composé une version dont Haendel a repris les thèmes pour son Te Deum de Dettinger, son Saül ou son Israël en Égypte. Mais c’est le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier qui reste la version la plus connue avec son prélude servant de générique à certaines émissions de l’Union européenne de radio-télévision, indicatif de l’Eurovision.

    Wikipedia


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